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Les Cévennes, pays de la soie

Les Cévennes, connaissez vous son histoire avec la soie ?

La soie est une matière noble qui a toujours été appréciée par les personnes de haut rang. Malgré son déclin depuis quelques années, le tissu en soie a toujours une grande valeur. Ceci est sur tout valable pour les Cévennes. Autrefois adulée par les familles royales de toute l’Europe, la soie tient une place de choix dans le patrimoine de cette région. Et elle a même façonné son histoire.

Usine soie Cévennes

Une activité de remplacement

Selon le bouche-à-oreille, la soie existait déjà depuis des siècles avant notre ère en Chine. Pour arriver aux frontières européennes, elle a attendu les années 553. La légende raconte alors qu’elle est parvenue à faire ce voyage grâce à deux moines. Ils ont transporté des graines de vers à soie dans leurs cannes en bambou.

Des années plus tard, en 1709, une grande gelée frappait la région des Cévennes. Cela conduit alors à des pertes considérables au niveau des plantations d’oliviers et de châtaigniers. C’est alors que les paysans se tournèrent vers une nouvelle activité, la sériciculture.

Un développement fulgurant dans les Cévennes

À cette époque, les riches familles bourgeoises et royales s’arrachaient cette étoffe de luxe. Le roi lui-même encouragea la plantation de mûrier pour développer l’activité. Henri IV fut conseillé par un agronome pour l’aider à développer cette branche émergente de l’économie française. Les Cévennes suivent alors le rythme avec un engouement grandissant pour la soie. Le mûrier est alors surnommé « l’arbre d’or ».

Presque toutes les familles de la région sont devenues productrices. Ils transformaient les cocons en de vrais fils de soie. Petit à petit, des ateliers de taille plus imposante remplaçaient les toits individuels et familiaux dans la transformation en fil de soie. La production se développe au fil des ans et reçoit même des subventions venant de l’État.

Un âge d’or qui s’est vite décliné

C’est en 1853 que la production de soie dans la région des Cévennes atteint son point culminant. Les chiffres indiquaient près de 26000 tonnes de cocons venant de cette région. Cela représentait presque la moitié de la production française. Mais peu de temps après, une maladie appelée Pébrine touchait les vers à soie. Elle se manifestait par de petits points noirs, qui sont dus à un champignon microscopique.

Après ce triste évènement, le marché de la soie a beaucoup changé. La Chine et le Japon produisaient d’ailleurs de la soie à très bas prix, une situation qui ne pouvait que déteindre sur la soie française.

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